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Une solution simple à nos problèmes de société

La méthode scientifique en 6 étapes

Bonjour.

Cet article est rédigé en s’inspirant des travaux de Federico Pistono, zeitgeister italien, concernant l’application de la méthode scientifique à la société.

Selon lui, il existe une vieille croyance comme quoi on ne peut pas appliquer la science (ou la méthode scientifique) pour gouverner une société.

Si vous ne connaissez pas la méthode scientifique ou ce que ça veut dire, ce qui était aussi mon cas avant d’étudier l’Economie Basée sur les Ressources, je vous invite tout simplement à taper « méthode scientifique » dans le champs de recherche à gauche de cet article sur ttpfrance.org pour accéder à des articles en français ou bien à regarder cette vidéo en anglais :

http://www.youtube.com/watch?v=zcavPAFiG14

Selon Federico, la gestion stratégique des ressources et l’éthique sont étroitement liées et ont fait l’objet d’études de la part d’hommes politiques, de philosophes et d’économistes.

Plus récemment dans notre histoire, c’est devenu une affaire d’avocats, de banquiers et de lobbyistes.

Pour cela, il explique que sur les 535 membres du Congrès des Etats-Unis d’Amérique, seuls 22 ont un parcours scientifique ou technique et seulement 2 peuvent être considérés comme des scientifiques ou des ingénieurs expérimentés.

Toujours dans son explication, il met en avant que la majorité des hommes politiques sont des avocats ou des banquiers en lien avec des multinationales et c’est pourquoi la plupart des lois promulguées profitent à la classe supérieure.

Pourquoi les personnes qui gèrent la société sauraient-elles comment elle fonctionne techniquement ?

Nos problèmes seraient-ils plus facilement résolus si les personnes au pouvoir étaient des scientifiques ?

Pour gérer une société avec succès, certains pensent qu’il faut la démocratie, d’autres une technocratie et d’autres encore qu’il faut laisser faire le libre marché (la « main invisible » et la concurrence sont les facteurs qui rendent les gens heureux et plus productifs).

Concernant la « productivité augmentée », j’ai déjà démontré dans des articles précédents qu’historiquement ce sont les découvertes techniques (moteur à vapeur, électricité, mécanisation, …) qui nous ont permis de passer en 1927 dans une société de haute énergie et que ce sont elles qui continuent à augmenter la productivité par individu (pour plus de détails sur l’augmentation de la productivité par individu, voir mon article « Pourquoi l’Economie Basée sur les Ressources est économiquement supérieure au Revenu de Base« ).

Le travail de Federico porte sur des preuves que les approches citées ci-dessus sont erronées.

Démocratie est un mot utilisé à tort et à travers depuis des siècles, mais avant de rentrer dans les détails, clarifions quelques concepts. Le terme vient du grec demokratia, règne du peuple, qui est un assemblage des mots dêmos, peuple, et kratos, pouvoir.vers le 4ème/5ème siècle avant JC pour décrire le système politique qui existait alors dans les cités-états grecques, comme Athènes. Pour faire court, la démocratie est une forme de gouvernement dans laquelle tous les citoyens ont le même droit de parole dans les décisions qui affectent leurs vies. Il est important de souligner qu’aucun pays au monde n’utilise un tel système. Dans le passé, en raison des problèmes de logistique, un village d’une centaine d’habitants auraient pu s’en servir, mais avec l’augmentation de la population son utilisation devint de plus en plus difficile.

Vous remarquerez ici le parallèle historique concernant ma théorie du niveau de population mondiale. A savoir qu’à chaque fois que l’Humanité atteint un nouveau niveau de population mondiale (ou qu’un groupe grossit en population ou technologies), le système social doit évoluer si on ne veut pas tomber dans une société décadente (ce qui est exactement le cas aujourd’hui avec une population mondiale qui est 2 fois supérieure à celle des années 1940-1960, avec en plus l’évolution rapide des technologies personnelles depuis les années 1980, mais qu’on continue de gérer avec les méthodes des années 1940-1960 qui étaient bien différentes du début du 21ème siècle que nous vivons actuellement).

« On ne peut pas résoudre un problème avec le même niveau d’intelligence qui l’a créé » disait Einstein.

Avec la technologie actuelle, ce serait théoriquement possible, grâce à des systèmes de votes par Internet. Mais quand on s’intéresse au sujet de plus près, de sérieux problèmes apparaissent. Des centaines de choses nécessitent une prise de décision. Allons-nous tous voter, pour chacune d’entre elles ? En admettant que ce soit le cas, comment être certain que nous avons fait le meilleur choix à un moment donné ? Pour comprendre pourquoi ce n’est pas une bonne idée, utilisons une analogie.

Federico parle ici en disant en gros que si nous voulions vraiment vivre dans une démocratie au sens propre du terme, cela impliquerait que nous allions tous voter pour chacune des décisions que nous avons à prendre pour nos pays chaque jour. Et en admettant que ce soit le cas (ce qui me semble techniquement impossible puisque du coup les gens n’iraient plus travailler ou alors il faudrait faire un formulaire multi-votes par Internet mais qui risquerait d’être super long), comment être sûr que la majorité a forcément pris la bonne décision ?

Pour ceux qui ont connu l’expérience RBEHP, c’est exactement le système qui avait été mis en place au début (vote pendant le week-end sur 3 sujets maximum). Alors d’une, on s’est rapidement aperçus que le nombre de sujets en attente de vote grossissait de plus en plus, et de deux les choix de la majorité quand aux projets à développer n’ont mené finalement qu’à 1 seul projet lancé réellement (en 6 mois) et à une dissolution de l’association au bout de ces 6 mois. Si cela échoue à petite échelle sociale, alors je n’ose même pas imaginer le résultat à grande échelle sociale (les gens passeraient leur temps à voter sur tout et à s’engueuler parce qu’ils sont du côté de la majorité qui a gagné le vote ou du côté de la minorité qui a perdu le vote).

Pour que nous soyons réellement dans une démocratie (au sens propre du terme), il faudrait que nous créions une sorte d’Assemblée Nationale comportant l’ensemble de la population en âge de voter. Je n’imagine même pas la taille du bâtiment (sans compter les déplacements des populations éloignées). On pourrait bien sûr résoudre ce problème grâce au vote en ligne (encore une fois, vous noterez que c’est la technologie qui résout le problème) mais cela ne garantira pas que la majorité des citoyens du pays concerné voteront pour ou contre chaque projet, chaque idée ou chaque prise de décision (le nombre de prises de décisions dans des sociétés de plusieurs dizaines de millions de personnes est énorme, voilà pourquoi la décision politique, basée sur un petit groupe d’humains, n’est pas suffisante pour gérer correctement un tel niveau de population, et donc de problèmes).

Seriez-vous capable, à vous tout seul, de résoudre l’ensemble des problèmes de TOUTES les personnes vivant dans votre pays ? C’est humainement impossible (mais scientifiquement et technologiquement possible dans une société de haute énergie ayant découvert l’EBR)…

Supposons que subitement vous avez une éruption cutanée. Que faites-vous ? Si vous êtes pour la démocratie, vous appelez tous vos amis et leur demandez de voter sur les mesures à prendre ? Or, dans ce genre de situation, la plupart des gens iraient voir un médecin diplômé qui les orientera vers un dermatologue ou autre spécialiste de ce genre de problème, puisque les spécialistes utilisent des méthodes approuvées qui peuvent être constamment étudiées, testées, vérifiées et améliorées. Tout le monde considère que c’est la méthode à suivre lorsqu’il s’agit de soins de santé. C’est parce qu’ils ont un effet direct sur leur vie et qu’ils peuvent en voir les résultats rapidement. Pourtant, lorsqu’il s’agit de gérer la société dans son ensemble, ils considèrent que la science n’a pas son mot à dire, entretenant l’illusion que la méthode scientifique ne s’applique pas au fonctionnement de la société. Alors certains peuvent penser qu’une technocratie, une forme de gouvernement où les ingénieurs, les scientifiques, les professionnels de santé et les autres experts, prennent les décisions dans leur domaine de compétence, serait préférable. Bien que ce soit en partie vrai, un gouvernement technocratique pose d’autres problèmes plus insidieux qu’une démocratie. La prise de décision par des experts ne garantit en aucun cas qu’ils ne seront pas influencés par certains groupes pour favoriser telle ou telle orientation aux dépens de la majorité moins informée. Les Humains ne naissent pas corrompus, mais quand les conditions le permettent, l’Histoire nous enseigne que nous nous laissons corrompre. En somme, une élite dirigeante qui prend toutes les décisions, n’a pas l’obligation de prendre en compte les besoins de la population, et n’a pas intérêt à partager ses connaissances avec le reste de la société : cette institution composée d’une minorité sert ses propres intérêts et se maintient en place. Jusqu’à présent, les systèmes sociaux ont surtout reposé sur des idéologies, puis imposés à la population, avec des résultats assez désastreux. Les règles étaient assez simples : si vous obéissez et que vous êtes d’accord avec cette idéologie, tout va bien. Dans le cas contraire, vous risquez d’être emprisonné, tué, ou traité de terroriste ou de fanatique. La stratégie la plus couramment utilisée par le pouvoir pour y rester, est de favoriser l’ignorance, la peur, les distractions ou une combinaison de ces techniques. Un système technocratique, en tant que tel, ne vaut pas mieux que les autres formes de gouvernement si certaines conditions ne sont pas réunies dès la création de ce nouveau système de gestion. Quelles sont exactement ces conditions ?

1) Aucun gouvernement ne devrait être mis en place contre la volonté du peuple.

On me demande souvent, que feriez-vous si la majorité des gens ne veulent pas participer à ce système ou ne l’aiment pas ? Ce n’est pas un problème, puisque le nouveau système ne sera mis en place que s’il émerge de l’ère du temps, le zeitgeist de la société, l’état culturel général qui sous-tend les valeurs fondamentales de l’époque. Si les valeurs ne changent pas, il ne se passera rien. Des milliards de gens continueront d’être affamés et se verront refuser l’accès aux nécessités de la vie tandis que les 1% les plus riches continueront à amasser les richesses. Autrement dit, continuer comme si de rien n’était.

Les connaisseurs remarqueront ici que c’est exactement la même réponse que donnent les gens qui soutiennent une Economie Basée sur les Ressources : Ce nouveau système ne sera mis en place que si l’état culturel général souhaite ce changement. Sinon il ne se passera rien et on continuera dans le système actuel.

2) Tout le monde devrait accéder gratuitement à une bonne éducation.

Le seul moyen de garantir qu’une petite élite ne profite pas de la situation est que chacun ait un minimum de connaissances scientifiques. Cela ne signifie pas que tout le monde devra devenir un scientifique, mais plutôt que tout le monde puisse comprendre comment fonctionne le processus de prises de décisions et de disposer des outils pour pouvoir apporter leur contribution, s’ils le souhaitent. Plus les gens observent et examinent les activités des uns et des autres, plus vous avez de chances d’obtenir un système social juste et équilibré.

A noter, et bien sûr à petite échelle, que cela a déjà été testé au sein du Transition Project. Il en est ressorti que l’apprentissage de la méthode scientifique en 6 points a été rapide à apprendre pour ceux qui le souhaitaient et que l’utiliser comme méthode de travail pour être irréprochable n’a créé aucun problème d’opposition dans le système.

On pourrait même dire que cela a créé plus de coopération et de conseils (alors que dans le système actuel, le résultat est souvent la scission et la critique).

Alors oui une fois nous avons eu une personne qui a critiqué (sur un autre point). Mais cette personne n’avait pas de bonnes connaissances en EBR (plusieurs adhérents clés étaient d’accord sur ce point et lui ont demandé de mieux étudier le sujet pour améliorer ses connaissances) et surtout ne proposait aucune alternative pour faire mieux que ce qu’elle critiquait.

« Rien ne sert de critiquer sans proposer d’alternative » comme dirait Jacque Fresco.

Plus les gens ignorent le fonctionnement interne de la société, plus vous risquez d’obtenir une aristocratie corrompue.

Et je dirais que c’est même là une des grosses différences avec l’EBR : Tout le monde peut apprendre le fonctionnement d’une Economie Basée sur les Ressources, soit par soi-même en consultant tous les documents textes/audios/vidéos qui existent sur Internet, soit en contactant des organisations EBR, soit en rencontrant des gens EBR, etc.

Les informations sur le fonctionnement d’une société EBR sont disponibles à toutes personnes qui souhaitent se renseigner sur le sujet.

La plupart des gens raisonnables reconnaissent qu’avec de telles conditions la peur qu’une élite dirigeante ou une institution imposent leur manière de vivre ne tient pas. Mais Internet est aussi une source de toute sorte d’idées fausses, de manipulations et de projections insensées, comme nous allons voir.

Rappelez-vous de l’histoire du 21 décembre 2012 ? Qui en parle encore aujourd’hui ? Déjà à l’époque j’avais dit dans des vidéos Internet qu’après cette date les gens n’en parleront même plus, me basant pour cela sur ce qui c’était déjà passé avec l’histoire du bug de l’an 2000 (qui parle encore du bug de l’an 2000 aujourd’hui ?).

De toutes les fausses oppositions qui conditionnent les gens, voici une de mes préférées : « Aucune théorie scientifique ne dit quelle énergie utiliser : nucléaire ou panneaux solaires. Vous comparez les sciences avec la politique et la morale. C’est absurde. La science, et la méthode scientifique, ne dictent pas l’option à choisir. Bien sûr, la science peut indiquer un choix parmi plusieurs options à partir de données et d’objectifs. Si vous ne savez pas comment cela fonctionne, je vais essayer de l’expliquer aussi simplement que possible. Vous commencez par vous questionner sur le résultat souhaité. En clair, quel est votre objectif final et quelles sont les conditions nécessaires pour l’atteindre. Oui, c’est par là qu’il faut commencer. Et nous appelons cela les valeurs de base d’une société, ce que nous considérons tous comme positif pour nous. Généralement parlant, nous voulons optimiser la qualité de vie de tous, et cet objectif doit évoluer en fonction de la situation.

Vous noterez qu’ici Federico explique l’étape 1 (sur 6) de la méthode scientifique…

Par exemple, le mouvement Zeitgeist est une organisation qui promeut la durabilité et qui estime que les pays doivent se désarmer et apprendre à partager les ressources et les idées si nous voulons survivre à long terme. Donc, les solutions déduites et proposées ont pour objectif d’aider chacun sur la planète, et non un groupe particulier. Certains pourraient dire que la paix, la durabilité et la prospérité ne sont pas souhaitables, préférant la pauvreté, la corruption, la pollution, la guerre et la famine. Si c’est le cas, je ne vous comprends franchement pas. Revenons à notre exemple. Dans ce cas particulier, l’objectif désiré est de produire la quantité maximale d’énergie de la manière la plus durable, efficace et responsable possible. Comparons les 2 approches possibles : la méthode scientifique et le système politique actuel. La méthode scientifique est plutôt évidente et facile à décrire, mais paradoxalement difficile à comprendre pour la plupart des gens. D’abord, vous collectez les données disponibles : études, analyses spécialisées, projections, analyses des technologies déjà efficaces. Tout ce que vous pouvez trouver. Cela doit être le plus fiable et objectif possible. Il est futile de prétendre que vous pouvez atteindre une objectivité absolue. Des erreurs peuvent toujours se glisser. C’est pourquoi nous utilisons les comités consultatifs et de gros échantillons. Ensuite, vous simulez les différents scénarios à partir des données disponibles : quel est l’impact environnemental de l’extraction, de la production, de l’utilisation et du recyclage d’une certaine technologie, quels sont les coûts bruts de production en énergie et en matériaux, quelle est la durabilité à long terme de chaque source d’énergie. Le résultat final sera une liste de valeurs et de coefficients qui vous diront quelle technologie vous voudrez utiliser. Il est possible que pour une zone géographique spécifique l’une soit plus favorable qu’une autre, en raison de la topologie, du degré d’implication des autorités locales ou de bien d’autres facteurs. Il est certain que ce ne sera pas une réponse universelle, mais plutôt un résultat personnalisé qui changera en fonction des conditions initiales. Maintenant, voyons le processus décisionnel dans le système politique actuel. D’abord, vous devez vous faire élire. Qu’importe votre degré d’expertise technique, que vous compreniez ou non la manière de résoudre les problèmes : c’est un concours de popularité. Par conséquent, voici les règles du jeu : plus vous avez d’argent pour votre campagne électorale, plus la probabilité d’une victoire est grande. Bien sûr, pour ce faire, vous allez devoir accepter des compromis et recevoir des contributions, la plupart provenant de multinationales et de banques, qui vous demanderont une coopération obéissante le moment venu. Vous rassemblez une équipe de scientifiques et de techniciens pour faire un rapport sur un sujet particulier sur lequel vous n’avez aucune connaissance et vous ne pouvez pas juger de la qualité des résultats fournis. La plupart de ces scientifiques et spécialistes sont des taupes des entreprises qui ont financé votre campagne électorale, et qui agissent pour les intérêts de leurs actionnaires et non pour de solides preuves scientifiques dans l’intérêt de la population et de la planète. En définitive, ce qui compte , c’est que le profit attendu par les banques et les entreprises soit stable et assuré. Les actionnaires vous rétribueront généreusement pour vos efforts, tandis qu’une campagne médiatique payée par vos investisseurs vous assurera la victoire aux prochaines élections. En réalité, le paradigme de croissance infinie est non seulement une absurdité mathématique, mais aussi une nuisance écologique. Bien qu’on puisse débattre sur la nature théorique du capitalisme et son mode de fonctionnement supposé, une chose est historiquement claire : il nécessite et perpétue une croissance et une consommation constantes. La fonction de l’économie de marché n’est pas d’assurer une gestion intelligente des ressources limitées de la planète, mais bien leur extraction et leur consommation perpétuelle au nom du profit et de la croissance économique. Il y a bien sûr d’autres problèmes qui doivent être réglés. Je voulais simplement démontrer l’application de la méthode scientifique aux problèmes sociaux. Nous ne pouvons qu’améliorer la théorie, qui sera testée et modifiée en conséquence. C’est pourquoi le mot preuve est relégué aux mathématiques et à la logique. En sciences, nous avons des théories, des modèles cohérents avec l’ensemble des observations disponibles.

Federico nous démontre donc qu’on peut tout à fait utiliser la méthode scientifique non plus pour uniquement la santé ou l’amélioration des technologies, mais aussi pour résoudre nos problèmes de société et nos problèmes sociaux au 21ème siècle.

Si la méthode politique ne fonctionne plus à notre époque pour résoudre nos problèmes, pourquoi ne pas utiliser la méthode scientifique ?

Chaque époque nécessite une approche différente pour résoudre ses propres problèmes.

Si on mettait Louis XIV (1638-1715) au pouvoir actuellement, ses idées du 17ème siècle pour résoudre les « problèmes du royaume » fonctionneraient-elles dans une société avec beaucoup plus de sujets ? A son époque, il y avait 21 millions de Français (64,6 millions en 2012) et on n’avait même pas encore inventé la machine à vapeur (1781)…

Serait-il compétent pour résoudre les problèmes de transport et d’énergie ? Les trains maglev et les centrales maglev n’étaient même pas imaginables pour lui. La population mondiale de son époque n’avait pas encore dépassé le milliard d’êtres humains (c’est arrivé en 1800).

Quelle politique aurait-il ?

Louis XIV était pour l’Etat centralisé, la persécution de la communauté protestante, habité par l’idée de sa gloire et de son droit divin, ainsi que par l’agrandissement des frontières de la France. Je ne pense pas que nos amis Belges, Luxembourgeois, Allemands, Suisses, Italiens et Espagnols seraient contents en 2013 si la France avait cette politique (en particulier les Espagnols puisque Louis XIV menait une guerre continuelle contre l’Espagne). Pourtant, il y a 300 ans, c’était la norme…

Sa politique économique était marquée par de fortes dépenses militaires et par la pression fiscale (là, par contre, nous n’avons pas évolué).

En cas de révolte, c’était la répression immédiate (par exemple à Marseille en 1660).

Sans compter qu’il n’a pas su gérer 2 famines (1693 et 1709). D’un autre côté, dans une société de basse énergie, il est mathématiquement très difficile de bien nourrir tout le monde. Un homme de notre époque envoyé dans une société de basse énergie obtiendrait probablement le même résultat catastrophique.

Quelle politique aurait-il vis-à-vis des Juifs (expulsion des Antilles) et des Musulmans (il considérait que le royaume chrétien d’Ethiopie était « infesté de plusieurs hérésies ») ? Heureusement, nous avons quand même évolué !

En 2012, nous sommes arrivés à 7 milliards d’individus. La population mondiale a donc été multipliée par 7 en 212 ans, ce qui est une période courte à l’échelle de l’Histoire humaine (et qui démontre aussi qu’il faut absolument commencer maintenant à réfléchir autrement car si on n’arrive pas à avoir une vraie économie qui satisfait les besoins pour 7 milliards d’êtres humains, dans quelle situation serons-nous vers 2028 avec 1 milliard d’êtres humains en plus ?).

Autre question pour porter le débat sur le plan informatique

Utiliseriez-vous encore MS-DOS 1.0 (1981) ou Windows 1/2/3 (1985-1993) aujourd’hui ? Ou bien êtes-vous passé à un système d’exploitation plus récent ?

En informatique, on comprend que les technologies et les besoins évoluent. Et pour cela on fait évoluer les systèmes.

Par exemple, Windows 95 OSR2 a apporté la prise en charge de l’USB (et de FAT32). Passons sur FAT32 puisque nous avons aujourd’hui NTFS et ext4, mais pour l’USB, franchement, que serions-nous aujourd’hui si nos ordinateurs n’acceptaient pas la prise en charge des périphériques USB ?

Si en informatique nous sommes capables de créer des systèmes d’exploitation (qui sont en quelque sorte le système économique de l’ordinateur) pouvant prendre en charge les évolutions technologiques sans que cela ne nuise à l’utilisateur (le facteur social) et même améliore le confort de l’utilisateur (une clé USB c’est quand même mieux qu’une disquette 3,5 pouces !), pourquoi n’est-on pas capable de le faire justement sur le plan économique ?

Notre système économique date de quelle année ? D’après Wikipedia, le capitalisme est devenu dominant dans le monde occidental après la chute du féodalisme.

Chez les historiens marxistes, c’est le mode de production qui succède à l’esclavagisme de l’Antiquité et précède l’économie capitaliste.

Par conséquent, si on suit cette logique sur le plan du modèle économique/productif, cela nous donne en gros :

  • Paléolithique/Mésolithique = économie de prédation (chasseur-cueilleur) [pas d’autorité politique permanente]
  • Néolithique = économie de subsistance [politique lignagère-chefferie]
  • Antiquité = esclavagisme [politique monarchique anax/agôn puis politique monarchique/oligarchique/autocratique]
  • Moyen-Age = féodalisme [politique monarchique]
  • Renaissance = mercantilisme [politique monarchique]
  • Ere industrielle/électrique = capitalisme naissant/communisme naissant [politique monarchique constitutionnelle et politique républicaine]
  • Ere électronique/nucléaire/informatique = capitalisme / communisme [politique constitutionnelle]
  • Ere numérique = capitalisme financiarisé [revenu de base ?] [politique constitutionnelle]
  • Ere scientifique/technologique = [EBR ?] [méthode scientifique ?]

Par conséquent, la solution pour résoudre nos problèmes de société est :

  1. Comprendre que les sociétés évoluent (passent des étapes) et que nous ne pouvons pas continuer à réfléchir comme avant (« On ne peut pas résoudre un problème avec le même niveau d’intelligence qui l’a créé » nous enseigne Einstein).
  2. Démarrer une transition en douceur vers une Economie Basée sur les Ressources et l’utilisation de la méthode scientifique pour résoudre nos problèmes sociaux.

Evidement, cela va prendre BEAUCOUP de temps car ça remet en cause de nombreux points sur lesquels notre société héritée de la Révolution industrielle fonctionne. Il ne faut par conséquent pas se leurrer sur le temps que cela prendra.

Bien cordialement.

Guillaume du site questions-ebr.com

Mes 2 articles majeurs précédents de 2013 (pour avoir les informations dans l’ordre) :

  1. Histoire et futur de l’énergie
  2. Pourquoi l’Economie Basée sur les Ressources est économiquement supérieure au Revenu de Base

Mon livre :

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